σP² = (w σA)² + [(1-w) σB]² + 2 w (1-w) σA σB ρAB
Si nos actifs sont parfaitement corrélés, ρAB =
1,
EP = w EA + (1-w) EB
σP = w σA + (1-w) σB
La diversification ne présente donc aucun intérêt : le risque évolue linéairement avec l’espérance de rendement :
Si au contraire,
nos actifs sont inversement corrélés, ρAB
= -1,
EP
= w EA
+ (1-w) EB
σP
= |w
σA
- (1-w) σB|=
w σA
- (1-w) σB
pour w > w0
= - w σA
+ (1-w) σB
pour w < w0
avec w0=σB/(σA+σB)
Ce
qui fait apparaître un portefeuille C de risque nul et d’espérance
de rendement EC > EA en w = w0 !
EC est le barycentre de (EA, EB ) ponctué
par (σB, σA ).

Enfin, si nos actifs sont faiblement corrélés, ρAB quelconque, proche de 0, on obtient comme précédemment un portefeuille optimal C présentant un risque minimal, inférieur à σA et σB, pour un rendement compris entre EA et EB.
Synthèse :
Cependant, pour chaque courbe, la portion de courbe sous le point optimal ne présente aucun intérêt, puisque pour un même risque, on peut trouver un portefeuille présentant une espérance de rendement supérieure.
La portion au dessus du point optimal est ce que l’on appelle la frontière efficiente :
La frontière efficiente trouve toute sa force lorsque l’on considère
plusieurs actifs risqués réels ainsi que des actifs non risqués
(comme des obligations d’Etat) au sein d’un même portefeuille.
La frontière efficiente se trouve alors complétée par
une portion de tangente offrant de nouvelles configurations de diversification
à moindre risque.