Ce texte s’adresse à ceux qui ne connaissent pas le monde de la bourse et qui désirent en comprendre le fonctionnement de manière simple.
La bourse est un lieu où s’échangent les actions de différentes entreprises (il existe d’autres produits échangés mais pour l’instant ils ne nous intéressent pas ici). Les actions que les entreprises émettent servent à financer leur activité. Si une action est très prisée par les investisseurs, son cours augmente (dans le cas contraire il diminue) ce qui permet l’équilibre de la loi de l’offre et de la demande.
Dans ce jeu, en tant qu’investisseur, vous allez vouloir acquérir des actions. Votre but en vous procurant ces actions est de réaliser un bénéfice (= une « plus value »). Pour se faire, il vous faudra essayer d’acheter des actions au plus bas prix pour les revendre au plus haut. Votre rôle est donc très simple : essayer de prévoir les tendances de certaines actions afin de réaliser les meilleures opérations possible. Pour cela vous trouverez les informations dans les journaux, des journaux spécialisés mais surtout Internet qui déborde de ressources (sites : www.boursorama.fr, www.euronext.fr ...). Le cours d’une action pourra augmenter lorsque une information positive est émise par la société : par exemple une croissance de son activité traduite par la hausse de son chiffre d’affaire, de ses résultats ou l’annonce d’une fusion avec une autre société. Bien sûr l’information émise est loin d’être le seul facteur à influencer le cours, de très nombreux autres paramètres interviennent : psychologie des acteurs, contexte économique, signaux émanant de l’analyse technique… Lorsque vos analyses ou vos opinions vous feront penser que le cours des actions d’une entreprise va monter, il vous faudra déterminer avec votre équipe quelle quantité d’action vous allez acheter.
Attention à ne pas investir tout votre capital dans les actions d’une seule entreprise ! Dans ce jeu ce pourrait être une stratégie envisageable puisqu’il se déroule à court terme, mais c’est un choix qu’il vaut mieux éviter. L’idéal est de répartir ses investissements sur des sociétés ayant des secteurs d’activités différents et de diversifier au plus votre portefeuille pour vous protéger dans le cas où les entreprises d’un même secteur verraient toutes leurs cours plonger.
Au départ dans ce jeu vous disposez d’un compte liquidités de 100 000 euros. Lorsque vous achetez des actions (par exemple vous achetez 6000 euros d’actions de la société A) vous allez débiter votre compte liquidités : il passera alors a 94 000 euros (en réalité 93 988€ à cause des frais de transaction de 0,20%). De la même manière, lorsque vous revendrez des actions, votre compte liquidité sera alors crédité du montant de la somme des actions vendues (-0.20% de frais de transactions)..
De manière simplifiée, l’action est une part du capital d’une entreprise (un titre de participation dans une société de capitaux). Avec une action vous détenez une part de l’entreprise et avez donc droit à quelques avantages en tant que « propriétaire » (relativement à votre part) de la société :
-vous percevez des dividendes dans le cas où la société redistribue une partie de ses bénéfices (voir en dessous le paragraphe sur les dividendes).Une obligation est un titre de créance, c.a.d. une dette que l’on détient sur une entreprise. En échange de ce titre, l’entreprise verse un intérêt à son détenteur (l’obligataire), et à une date d’échéance rembourse l’intégralité de la « dette ». Les obligations cotées sont négociable en Bourse. L’avantage des obligations par rapport aux actions est la sécurité du placement : en effet le rendement est garantie et la mise de fonds est assurée d’être récupérée à l’échéance (sauf cas extrême ou l’émetteur fait faillite).
Lorsque une entreprise réalise des bénéfices, elle en redistribue souvent une partie aux actionnaires. La somme reversée pour chaque action est appelée dividende. C’est le revenu de l’action. Le montant du dividende par action est décidé par le conseil d’administration de l’entreprise et voté par l’assemblée générale.
Le dividende est la rémuneration d’une action détenu par un investisseur. La valeur du dividende = somme des bénéfices redistribués aux actionnaires / nombre d’actions.
Les actions présentent donc la possibilité de gagner sur la
hausse du cours mais également par l’encaissement des dividendes.
Le CAC 40 est un indice et non une action. Cet indice regroupe 40 entreprises parmi les 100 premières capitalisations boursières en France (la capitalisation boursière est le montant du capital placé en bourse par une entreprise : elle s’obtient en multipliant le nombre d’actions existantes par le cours de l’action). La valeur de l’indice est déterminée par la somme des cours de chaque action pondérée par la capitalisation boursière de l’entreprise correspondante. Depuis décembre 2003, une modification dans le calcul de l’indice a été réalisée : le CAC 40 est désormais pondéré par la capitalisation boursière flottante (cad par la fraction du capital détenu par le public) et non plus sur la capitalisation boursière totale.
Le CAC 40 a été crée en 1987 avec la base 1000. Il a atteint son maximum en 2000 à plus de 6900 points. A 3700 points lors de la dernière édition du Challenge, il avoisine aujourd’hui les 5000 points. Le CAC 40 est calculé en continu de 9h à 17h35.
Le SBF
120, le SBF 250 et le SBF 80 sont également des indices boursiers.
Le SBF 120 est composé des 40 valeurs du CAC 40 + 80 valeurs choisies
parmi les 200 premières capitalisations boursières du premier
marché et du second marché. Ces valeurs sont celles que vous
pourrez échanger au cours du jeu.
De même pour le SBF 250 sauf qu’il est composé des 120 entreprises du SBF 120 + 130 autres du premier et second marché.
Le SBF 80 est composé des 80 sociétés du SBF 120 qui ne font pas partie du CAC 40.
Le premier marché accueille les titres des plus grandes sociétés françaises et étrangères. C’est le cœur de la bourse. Il regroupe à peu près 320 entreprises.
Le second marché accueille un grand nombre d’introductions. Il regroupe des entreprises industrielles et de service de taille moyenne.
Le nouveau marché est composé de nouvelles entreprises innovantes (dont la plus part sont des entreprises de haute technologie). Il a été crée en 1996.
Attention de ne pas confondre premier marché et second marché avec le marché primaire et le marché secondaire. Le marché primaire est le marché des actions « neuves » alors que le marché secondaire est le marché des actions « d’occasion ».
Tout comme la France a ses indices (le CAC 40, le SBF 120…), les bourses des autres pays ont les leurs.
En Europe les principaux indices sont le DAX pour l’Allemagne, le FTSE 100 pour l’Angleterre, l’AEX 25 pour les Pays-Bas, l'IBEX 35 pour l'Espagne, etc.
Aux Etats-Unis les indices les plus suivis sont le Dow Jones, le Nasdaq et le S&P 500.
Enfin l’indice chinois est le Shanghai Index et le japonais le Nikkei 225.
Premier marché financier mondial, la bourse de New-York comporte deux indices boursiers particulièrement suivis par les autres places financières : le Dow Jones et le Nasdaq.
Le Dow Jones est le plus ancien indice boursier au monde. Son impact est énorme sur les autres marchés mondiaux. Il est calculé à partir des 30 plus grosses capitalisations américaines, mais sans pondération, à la différence du CAC 40. Il est surtout représentatif du secteur industriel, son vrai nom étant le Dow Jones Industrial Average (sigle DJIA). D'autres indices Dow Jones rendent compte de secteurs particuliers de l'économie.
Le Nasdaq représente les valeurs technologiques américaines. On utilise en général le Nasdaq 100, limité à 100 actions. Cet indice est très volatil (à l'image de ses titres stars comme Google) et permet de faire et défaire des fortunes en peu de temps.
Les titres sur lesquels
vous pourrez jouer lors du Challenge sont au nombre de 250.
Il s'agit des 250 titres français du SBF 250 (à quelques exceptions pres)
L’analyse fondamentale cherche à déterminer le plus précisément possible la valeur réelle d’une société en tenant compte de nombreux facteurs. Elle se base sur : le bilan, le rapport annuel, des ratios mathématiques (PER…) mais au delà de cette analyse comptable, elle prend en compte une analyse sectorielle ainsi qu’une analyse stratégique évaluant les perspectives de marché, le positionnement de la société par rapport à ses concurrents, la politique des ressources humaines de l’entreprise… Par l’analyse fondamentale, un investisseur cherche à déterminer la valeur fondamentale ou intrinsèque d’un titre en espérant que tôt ou tard son prix finira par converger vers la valeur. Cet investisseur va donc privilégier des placements à moyen ou long terme en attendant que le marché lui donne raison.
Utilisée par les professionnels, l’analyse technique est un outil avec lequel vous devez absolument vous familiariser. Elle s’applique aussi bien à une action qu’à un indice. Elle permet de mettre en évidence des tendances, des retournements de tendance ou des objectifs de cours. Elle comporte implicitement des facteurs d’auto réalisation puisque la majorité des professionnels l’utilisent : si tout le monde prédit la même chose et ajuste son comportement en conséquence, la prédiction finira donc par se réaliser. Pour un investisseur pratiquant l’analyse technique, le plus important n’est pas l’évaluation de la valeur réelle du titre, mais la façon dont le marché perçoit cette réalité pour anticiper le comportement des autres investisseurs.
L’analyse technique est aussi appelée analyse graphique. L’analyse technique tente de prévoir les cours futurs en se basant sur les courbes des graphiques précédents. Il existe de nombreuses méthodes possibles pour analyser les courbes : les graphiques, les chandeliers japonais, l'analyse des volumes, les nombres de Fibonacci, les moyennes mobiles, les bandes de Bollinger… , que vous pourrez retrouver sur http://www.abcbourse.com/apprendre où tout est très bien expliqué.
Par exemple vous verrez à la figure suivante 2 figures classiques : « les tops » et « les bottoms ». Dans le cas d’un « Top » lorsque vous atteignez le sommet de la deuxième partie du « M », l’idéal est de vendre avant que le cours ne chute après. Mais la limite est difficile à déterminer. De même dans le cas du « bottom », lorsque vous atteignez le deuxième minimum du « W », il est conseillé d’acheter en prévision de la hausse future du titre.
Ce qu’il faut bien comprendre est que le cours des actions varie en fonction du comportement des investisseurs. La façon dont ils perçoivent un titre est à l’origine de leurs décisions de vente ou d’achat. Le cours d’une action à un moment donné est le consensus sur la valeur de tous les participants au marché. On pourrait imaginer la situation extrême suivante : si l’action à l’instant 1 vaut 20 euros et qu’à l’instant 2 une personne est prête à vendre à 12 euros et une autre est prêt à acheter à ce prix la, et que ces 2 personnes sont les seuls à vouloir effectuer la transaction, le cours de l’action passera à 12€. Mais il faut bien comprendre que cela ne se produit « jamais ». Une personne ne vendra pas 12€ si elle sait qu’elle peut en tirer plus. Dans le cas où cela se produirait l’équilibre de l’offre et de la demande équilibrerait tout de suite le cours vers sa valeur précédente.
La psychologie des marchés est un domaine extrêmement vaste et
qui ne sera jamais parfaitement compréhensible. Vous trouverez un article
intéressant sur abcbourse.com à la page suivante :
L'art
de manier le marché qui explique comment des sociétés
de gestion de fond peuvent utiliser leur pouvoir pour influencer les cours
de certaines actions.
Ce qu’il faut aussi comprendre est la réaction en chaîne que peuvent avoir certaines décisions. Par exemple si d’un seul coup beaucoup d’investisseurs se mettent à vendre leurs actions sans que vous n’arriviez à trouvez pourquoi, vous serez tenté de faire de même parce que vous pensez que les autres investisseurs sont mieux informés que vous.
Enfin, il faut faire attention à la surévaluation de nombreuses sociétés aujourd’hui. En effet beaucoup de personnes n’ont toujours pas retenu les leçons de l’explosion de la bulle Internet de 99-2000 : de nombreuses sociétés technologiques comme Alcatel ou Gemplus ont un PER (PER= cours de l’action/ bénéfice net par action) 60 fois supérieur aux bénéfices attendus sur l’année. De même aux Etats-Unis des sociétés comme Yahoo ou Amazon sont toujours très fortement surévaluées sans que nous puissions trouver d’explication à ce phénomène (de manière rationnelle).
La diversification est un principe très simple à comprendre. C’est une stratégie qui permet de diminuer le risque de votre portefeuille. Par exemple si l’action Thalès présente un risque de 5% et une rentabilité de 10% alors que l’action Peugeot présente un risque de 8 % et une rentabilité de 14%, on ne peut a priori pas savoir quelle action acheter. Maintenant si vous voulez une rentabilité de 12% avec un risque inférieur à 8%, en combinant les 2 actions vous allez pouvoir obtenir ce que vous cherchez.
De plus en achetant des titres de sociétés sur des secteurs d’activités différents, vous allez pouvoir supprimer le risque spécifique lié à une seule société (ou secteur d’activité) dans le cas où celle-ci subirait une crise. Par contre vous n’arriverez jamais à vous prémunir du risque de marché qui est le risque lié à la conjoncture économique globale, à l’inflation… Pour vous prémunir de l’ensemble de ces risques il faudra alors investir dans des produits dérivés mais ceux-ci ne sont disponibles dans le jeu.
Si la théorie de la diversification des portefeuilles boursiers vous intéresse, reportez-vous à la section spécialement dédiée.
Aujourd’hui du fait de la mondialisation, toutes les places boursières sont plus ou moins liées. Lorsque Wall Street à fait une mauvaise journée, on peut s’attendre à avoir la même chose à Paris. Pour anticiper le cours de vos actions, il ne faut pas hésiter à regarder les performances réalisées par les autres places boursières avant l’ouverture de la Bourse de Paris.
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